Article retiré du panier

31 % des entreprises mondiales sont dirigées par des femmes, le double par rapport à 2013.

← Retour au blog

Le rapport publié par l’Organisation internationale du travail (OIT) révèle une avancée significative de la représentation féminine dans le sommet du paysage entrepreneurial mondial. Selon les données rassemblées en 2025 sur près de 12 000 entreprises dans 99 pays, 30,9 % des sociétés dans le monde sont actuellement présidées par une femme. Ce chiffre représente plus du double du pourcentage enregistré en 2013, ce qui suggère une tendance positive vers la rupture du « plafond de verre », bien que l’organisme avertisse que de nombreux obstacles structurels et culturels persisteront et limiteront le plein progrès.

L’étude analyse également l’évolution d’autres postes de haute direction. La proportion d’entreprises ayant une femme comme directrice générale (CEO) est passée de 23,4 % à 28,2 % au cours des douze dernières années. Bien que cette croissance soit notable, l’OIT souligne que le rythme d’avancement en ce qui concerne les postes exécutifs de plus haute responsabilité est sensiblement plus lent que celui des présidences des conseils d’administration. Cette disparité met en évidence les difficultés auxquelles les femmes font face pour accéder à des rôles opérationnels et stratégiques de premier plan, se retrouvant souvent reléguées à des fonctions de soutien ou de conseil.

Au niveau régional, le rapport situe l’Amérique en tête du leadership féminin en entreprise, avec 35,2 % des entreprises présidées par des femmes. Viennent ensuite l’Afrique avec 33,2 % et l’Europe avec 30,6 %. En revanche, les régions des États arabes (27,8 %) et l’Asie-Pacifique (27 %) affichent les pourcentages les plus faibles, mettant en évidence des écarts qui conditionnent encore l’accès des femmes au pouvoir corporatif. Ces données contrastent avec la réalité éducative, où les femmes dépassent les hommes dans l’enseignement supérieur, avec des taux de scolarisation de 46,4 % contre 40,3 %, démontrant un sous-utilisation du talent féminin qualifié.

L’une des constatations les plus préoccupantes du rapport est la persistance de la ségrégation hiérarchique. La présence féminine se dilue à mesure que l’on grimpe dans la pyramide organisationnelle. Alors que dans les niveaux de supervision faible et intermédiaire, la représentation des femmes tourne autour de 70 %, ce chiffre chute drastiquement à 56,3 % dans la catégorie dirigeante supérieure et se réduit à peine à 35,5 % dans les postes de plus haute responsabilité. Par secteurs, la gestion des ressources humaines se démarque comme le domaine présentant la plus forte présence féminine dans les postes de direction supérieure (63,5 %), suivie des finances (55,4 %) et de la communication (43,5 %).

Enfin, l’OIT souligne que l’égalité n’est pas seulement une question de justice, mais de rentabilité. Près de sept entreprises sur dix interrogées ont confirmé que la diversité de genre améliore les résultats économiques et l’innovation. Cependant, il existe un écart alarmant entre la théorie et la pratique : bien que 75 % des entreprises déclarent disposer de politiques genrées, seulement 26,5 % appliquent des mesures concrètes, un taux qui a même diminué depuis 2018. Le rapport conclut qu’il est impératif de passer des engagements officiels à des actions tangibles pour assurer une representation équitable.

Les informations et images de cet article peuvent avoir été générées ou traitées par intelligence artificielle.