L’article d’Expansión analyse une déclaration commune sans précédent signée par 23 des organisations professionnelles, financières et industrielles les plus influentes de l’Union européenne. Ce groupe de pression, qui représente un vaste spectre de l’économie continentale, a raising la voix pour dénoncer l’excès de “paperasserie fiscale” qui étouffe les entreprises européennes, la qualifiant de fardeau critique pour la compétitivité du bloc dans un marché mondial de plus en plus agressif. Le chiffre central de la dénonciation est constitué des 8,6 milliards d’euros d’économies annuelles potentielles que la propre Commission européenne a identifiés dans ses plans de simplification administrative. Selon le Programme de travail de la Commission pour 2026 et les récents rapports sur la simplification, la mise en œuvre de six paquets législatifs « omnibus » permettrait de réduire significativement les coûts de conformité pour les entreprises et les citoyens. Cependant, les 23 organisations signataires avertissent que ces économies ne se matériseront que s’il existe une réelle volonté politique d’accélérer l’adoption de ces mesures et de simplifier les cadres normatifs clés dans des domaines critiques tels que la TVA dans l’Ère Numérique (ViDA), le cadre d’imposition sur la performance des entreprises (BEFIT) et les procédures de retenue à la source (FASTER). Le manifeste souligne que la charge administrative actuelle représente non seulement un coût financier direct, mais détourne aussi des ressources précieuses que les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), pourraient consacrer à l’innovation, à la transition verte et à l’investissement productif. La Commission s’est fixée l’objectif ambitieux de réduire les charges administratives de 25 % de manière générale et de 35 % pour les PME, ce qui impliquerait une économie totale estimée à 37,5 milliards d’euros à long terme. Les 8,6 milliards mentionnés représentent la première phase de ce plan, axée sur les propositions déjà présentées ou en voie d’approbation immédiate. Les organisations insistent sur le fait que la complexité du système fiscal fragmenté de l’UE constitue l’un des principaux obstacles au bon fonctionnement du Marché Unique. En citant des rapports récents sur la compétitivité, tels que celui élaboré par Mario Draghi, l’article souligne que les barrières réglementaires internes ont un impact négatif comparable à celui des tarifs commerciaux, réduisant l’attrait de l’Europe face à des concurrents comme les États‑Unis ou la Chine. L’article détaille comment la fragmentation des règles fiscales oblige les entreprises opérant à l’échelle transfrontalière à affronter un labyrinthe de formulaires, délais et exigences d’information divergents entre les 27 États membres. Cette situation est particulièrement lourde dans le domaine de la fiscalité numérique et des services, où l’absence d’harmonisation génère une insécurité juridique qui freine l’expansion internationale des startups européennes. Les 23 organisations insistent sur le fait que l’UE ne peut se permettre de maintenir des structures bureaucratiques obsolètes. De plus, il est souligné que la numérisation de l’administration fiscale a souvent été mise en œuvre de manière désorganisée, ajoutant de nouvelles couches d’obligations de déclarations électroniques sans éliminer les précédentes. La déclaration commune plaide pour une approche de « numérique par défaut » et pour la réutilisation des données par les autorités afin d’éviter que les entreprises aient à fournir les mêmes informations à plusieurs reprises. Le soutien de ces entités exerce une pression politique significative sur la Commission européenne et les gouvernements nationaux afin que la compétitivité soit la priorité absolue de la législature.
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